Juste à l'est de Zwolle, au cœur d'une ceinture de domaines et nichée entre landes et forêts, se trouve la commune de Dalfsen. Une commune verdoyante et conviviale de 30 000 habitants qui se caractérisent par leur capacité à joindre le geste à la parole. Bertus Meijer a ses racines dans la région de l'Overijsselse Vecht et occupe le poste de responsable des travaux en zone rurale au sein de la commune de Dalfsen.
Bertus a toujours eu une passion pour le monde extérieur. C'est l'effet que produit le magnifique environnement verdoyant de Dalfsen. Après une carrière de jardinier et de tailleur de pierre naturelle, il a rejoint la commune en 2012. En 2015, il a franchi une nouvelle étape et a pris ses fonctions de responsable des travaux en zone rurale. Cela signifie que tous les véhicules circulant dans l’espace public, qu’il s’agisse de camionnettes, de tracteurs, de tondeuses ou de chargeuses articulées, relèvent de sa responsabilité.
Vous nous croisez partout
« J'adore travailler avec les gens. Veiller à ce qu'ils puissent faire ce pour quoi ils sont doués. Les mettre en valeur », commence Bertus. Et ils sont nombreux. Au total, 76 personnes (dont 36 issues d'un atelier protégé) travaillent désormais pour la commune dans le domaine des espaces extérieurs. « Tondre les pelouses, réparer l’éclairage, creuser pour des travaux ; on nous croise vraiment partout. Et comme la commune utilise des bus jaunes, on se remarque d’autant plus », poursuit Bertus.
Malheureusement, ce n’est pas toujours positif. « Si une voiture est endommagée ou si quelque chose d’autre est cassé, on nous pointe souvent du doigt. Même si on n’est pas du tout passés par là. Essayez donc de tenir bon face à l’assureur. »
Afin de mieux suivre les déplacements de tous les véhicules, la commune de Dalfsen a commencé à utiliser les traceurs GPS de TrackJack dès 2015. « Cela s’est fait parce que nous avons acheté une pelleteuse équipée d’un traceur GPS. Le fournisseur pouvait facilement voir quand un entretien était nécessaire. Cela fonctionnait très bien et faisait exactement ce qu’il fallait.
Lorsque l’administration fiscale est venue vérifier si les bus de la commune n’étaient pas utilisés pour des trajets domicile-travail, nous avons décidé d’équiper tout ce qui avait des roues et un contact d’un traceur GPS. De cette manière, nous avons non seulement une visibilité sur la localisation de nos machines, mais aussi un enregistrement des kilomètres parfaitement cohérent pour le fisc sur nos véhicules.
Bertus illustre par un exemple amusant que les systèmes GPS peuvent servir à bien plus qu'à l'enregistrement des kilomètres et à localiser le matériel. « Il y a peu, nous avons reçu une amende de la commune de Tilburg. Selon l'amende, une voiture y était garée en stationnement interdit. Grâce à notre compte en ligne, nous avons facilement pu constater que cette voiture n’avait jamais été là. Finalement, la photo fournie par la Justice a révélé que quelqu’un avait falsifié la plaque d’immatriculation. Cette amende a rapidement été invalidée ».
Pas de contrôle, pas de menace
Lors de la mise en place des systèmes de suivi en 2015, les collègues ont posé pas mal de questions concernant la protection de leur vie privée. « Mais nous avons clairement indiqué que nous ne contrôlons personne et que nous ne consultons même pas les systèmes s’il n’y a pas de problème. Si un problème survient, par exemple en cas de dommages ou de plaintes de la part des habitants, c’est pratique de pouvoir toujours voir quel véhicule s’est rendu sur place. Et il est déjà arrivé que des dommages aient été causés par nous-mêmes, ce que nous pouvons alors facilement constater », explique Bertus.
Afin de mieux protéger la vie privée de ses employés, la commune de Dalfsen n’utilise pas les noms du personnel, mais uniquement les numéros d’immatriculation. Et pour le matériel, c’est surtout très pratique de pouvoir le surveiller. « Par exemple, un brûleur de mauvaises herbes est un objet très convoité par les voleurs », explique Bertus.

C'est tout simplement simple et ça fonctionne parfaitement
« En 2015, on avait encore quelques questions sur son fonctionnement. Mais maintenant, tout roule. Ça marche parfaitement, c’est simple et ça fait ce qu’il faut. Ni plus ni moins, on ne veut pas d’autres gadgets. Je n’ai pas besoin non plus de voir défiler chez moi des gens qui veulent me refiler des trucs en plus. Je décide moi-même de la fréquence des contacts. Et ce n’est pas si souvent », explique Bertus, satisfait.
Bien sûr, la commune de Dalfsen se préoccupe aussi de son avenir. Les émissions de CO2 jouent un rôle de plus en plus important et le passage à l’électrique s’opère lentement mais sûrement. Ils essaient toutefois d’adopter une approche critique. Bertus : « Nous prenons soin de notre matériel. Remplacer un véhicule qui fonctionne encore bien mais pour lequel il faut en construire un nouveau n’est finalement pas durable non plus. Il faut penser autrement. Ne pas tout abandonner, mais apprendre à penser durablement ».
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